
Aux côtés des anciens combattants, des porte-drapeaux, des élus, des représentants des autorités civiles et militaires, des associations patriotiques et des habitants, nous avons rendu hommage à celles et ceux qui ont combattu pour la liberté et la paix.
Cette cérémonie fut également un moment de transmission et de mémoire, pour ne jamais oublier les sacrifices consentis durant la Seconde Guerre mondiale.
La municipalité remercie chaleureusement l’ensemble des participants pour leur présence et leur recueillement, et à Adèle et Louis pour leur interprétation de la Marseillaise et du Chant des partisans.
Discours de Jérôme Meunier, Maire d’Inzinzac-Lochrist :
« Mesdames, Messieurs,
En ce 8 mai, Inzinzac-Lochrist se rassemble avec émotion et recueillement.
Pour célébrer la victoire, pour honorer les morts, ses morts. Ceux qui ne sont jamais revenus.
Soldats. Engagés. Résistants. Civils. Personne ne fut épargné. Inzinzac-Lochrist n’a pas été épargnée.
Des hommes et des femmes d’ici, connus de tous, ont choisi le courage, l’engagement et parfois le sacrifice suprême pour défendre la liberté de notre pays.
Nous pensons aux 20 enfants d’Inzinzac-Lochrist, morts pour la France.
Nous pensons aux 7 enfants d’Inzinzac-Lochrist, médaillés de la Résistance française.
Nous pensons aux 11 enfants d’Inzinzac-Lochrist, victimes civiles de la guerre.
Nous pensons aux 5 enfants d’Inzinzac-Lochrist, victimes de la répression nazie, dont 4 mourront en Allemagne.
Aujourd’hui, nous citons haut et fort le nom de Désiré Lancelot, mais aussi de tous ceux dont les noms demeurent inscrits dans l’histoire de notre commune : Joseph Le Terrien, Maurice Tagliaferri, Marcel Cadio, Eugène Dubois, Emile Ezanno, Henri Le Bobinnec, Yves Le Cloirec, Jean Le Quellec, Paul Maguerès, Marcel Masson, Pierre-Marie Nicolas, Robert Novère, Joseph Terrien, Joseph Arquetoux, Joseph Iziquel, Joseph Mouello.
Leurs noms appartiennent à l’histoire d’Inzinzac-Lochrist. Notre devoir est de les faire vivre dans notre mémoire collective et de transmettre leur souvenir aux générations qui nous suivront.
Les soldats ennemis sont arrivés à Inzinzac-Lochrist en juin 1940.
Quatre années d’occupation : un quotidien bouleversé, marqué par les bombardements, les tickets de rationnement, les arrestations arbitraires ; des familles déchirées, avec les mobilisés, les prisonniers, les morts. En octobre 1940, cinq bombes anglaises tombent sur Lochrist. Elles touchent l’école de la Forgerine, l’église, et les maisons aux alentours. Le gouvernement de Vichy impose le service du travail obligatoire, en 1942, 59 ouvriers des Forges sont désignés pour partir en Allemagne.
Mais c’est aussi la résistance : les caches dans la forêt de Trémelin, les armes cachées dans les caves des habitants. Ce sont les sabotages, notamment en 1943.
En août 1944, c’est la libération.
Les soldats américains, qui font face à de puissants combats à Hennebont, décident de contourner la ville et de se rendre à Inzinzac-Lochrist. Les premiers chars américains entrent à Lochrist, où la nouvelle mettra plusieurs heures à se diffuser. Les alliés sont là, la ville est libérée.
Les combats seront longs et rudes, l’ennemi sans pitié : la libération de la Poche de Lorient n’interviendra qu’en mai 1945, 277 jours après l’arrivée des premiers alliés.
Nous sommes réunis aujourd’hui pour faire vivre cette mémoire.
Pour que les récits, les visages et les témoignages ne disparaissent jamais dans le silence des années.
Pour rappeler aussi que la paix, la liberté et la démocratie ne sont jamais acquises définitivement.
Vive la République,
Vive la France. »














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